Detroit Metal City - Kiminori Wakasugi
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Detroit Metal City - Kiminori Wakasugi
Je suis tombé tout à fait par hasard sur ce manga chez un pote il y a un certain temps... Et il m'avait assez fait marrer à l'époque (au second degré évidemment). Pour faire court, on peut dire que ce manga appartient au genre de la parodie lourdingue.
Mais d'abord, voici venir la petite minute culturelle
:
On sait que les Japonais sont assez doués lorsqu'il s'agit de copier (et parfois surpasser) leurs voisins. Seulement le décalage culturel fait que, particulièrement au niveau artistique, le résultat est parfois catastrophique. Ce fut le cas notament au niveau musical avec l'apparition du Visual Kei, genre musical "underground" très influencé par le métal. Le Visual Kei n'est en fait rien de moins que l'accumulation de tous les clichés qui peuvent circuler sur l'univers Rock/Metal. Donc, on l'aura compris, c'est un genre purement commercial qui se sert d'une certaine surchage visuelle pour masquer le vide artistique qui le caractérise (voir des groupes tels que Malice Mizer, Moi dix Mois, Dir en Grey, etc...).
C'est donc un genre musical très populaire au Japon ainsi... qu'en Europe (hé oui
).
Je ne m'étonne donc plus d'avoir découvert, après quelques recherches, que ce manga avait pu rencontrer un certain succès.
DMC (je vais éviter les jeux de mots...) est une parodie de l'univers du Visual Kei, qui n'est lui-même qu'une accumulation de clichés. On pouvait donc parier de façon sûre sur le potentiel nanar de cette oeuvre...
Bon, déjà regardons la couverture :

(Rien que ça, ça m'a donné envie de lire la suite). Mais qui est donc ce gugusse costumé et peinturluré dans son costume en mousse ?
C'est tout simplement notre héros :

Soîchi Negishi, 23 ans, toujours puceau (mais est-il besoin de le préciser ? ça se voit rien qu'à sa tête).
Oui, c'est bien le même qu'en couverture. Maintenant abordons le scénario. Soîchi Negishi, 23 ans, toujours puceau, est un jeune homme passionné par la pop suédoise, Amélie Poulain, qui rêve de se ballader dans Paris en sifflotant "aux Champs Elysées" (une tafiolle, quoi) et de se taper sa copine (évidemment).
Seulement ce que tout le monde dans son entourage (à savoir sa mère, son frère, sa copine et son pote de fac) ignore, c'est que, lorsqu'il met son fond de teint blanc et sa perruque blonde (et son costume en carton), Soîchi devient le redoutable Johanes KRAUSER II, un "chanteur" de Death Metal à la tête du groupe "Detroit Metal City" qui depuis son apparition, ne cesse de grimper sur la scène tokyoïte.
Et donc DMC c'est ça :


(A noter le "Porc capitaliste"
: comme tout le monde le sait les groupes de Death Metal sont tous de tendance extrême gauche)
Ce qu'on peut d'abord remarquer c'est le style graphique qui est... très particulier pour un manga. Ca peut rebuter au début mais on s'y fait assez vite. Niveau dessin, pas grand chose à redire, les décors sont soignés, pas de problèmes de proportions ni de perspective, même si les costumes sentent un peu le moisi et que les personnages ont tendance à être carré.
Pour en revenir à l'intrigue, on l'aura compris, la quasi-totalité des gags sera basée sur la double personnalité de Soîchi-Krauser. Un pitch très original s'il en est, dont on pouvait espérer beaucoup. Et on n'est pas déçu puisque l'auteur fait en sorte d'accumuler tous les lieux communs possible qui ont pu naître sur cette situation, par exemple :
Soîchi rencontre sa copine (qui est comme par hasard hermétique au Death Metal) dans un magasin de disque qui choisit à ce moment là de diffuser du DMC. Soîchi est obligé de cracher sur son groupe pour garder la face... sous les yeux d'un groupe de fans de DMC, qui vont l'obliger à jouer du Death Metal. Soîchi, emporté par sa prestation finit par un gueuler un "LAISSE-MOI TE BOURRER LA CHATTE, SALE TRUIE !" à sa copine qui va réagir comme on peut s'y attendre (se barrer en courant, hein).
Soîchi, en train de jouer sa pop à l'eau de rose dans un jardin public, tombe sur des fans de DMC qui vont forcément ramasser tout le public. Krauser décide de leur montrer ce que c'est qu'un vrai joueur de Death Metal
:

Soîchi, de retour chez ses parents à la campagne, découvre que son frère, devenu fan de DMC refuse de travailler, ne va plus au lycée et traite mal sa moman, Krauser décide d'user de son influence pour le remettre dans le droit chemin :


(M'sieur Vikernes, vous pouvez m'aider à réviser mes intégrales ??)
Krauser retrouve un de ses anciens potes de fac, désormais membre d'un group de pop japonaise (Tetrapod Melon Tea). Tiraillé entre son amitié et son devoir de metalleux, Il va profiter d'un passage commun par les toilettes pour fraterniser (très brièvement) avec son camarade, voilà ce que ça donne :

Le reste est tout à fait prévisible.
Mais comme toute parodie qui se respecte, DMC, c'est d'abord de l'humour :
On a ainsi droit à :
Du sesque en mousse !!

Caricature oblige, le groupe compose des lyrics hilarantes et recherchées :

Tant que l'auteur reste confiné à la scène Metal japonaise, la caricature tient plutôt bien la route (et même très bien quelque fois). D'ailleurs le résumé de l'éditeur précise bien que ce que l'auteur appelle du Death Metal n'a rien à voir avec le vrai (certainement pour éviter les menaces de mort).
Mais lorsqu'on avance dans le manga... on s'aperçoit que l'auteur pense sincèrement le contraire. C'est ainsi que nos héros se retrouvent à affronter Jack Ill Dark, "l'empereur" du Black Metal (Américain écidemment). Leur première rencontre donne ça :

(Black Metaller fag in denial, à noter que l'auteur semble avoir une certaine obsession pour la sodomie, puisqu'on retrouve cette unique position sesquelle 5 ou 6 fois dans 1er tome)
Et là, on peut difficilement, prendre à nouveau la caricature au sérieux et on est obligé de reconnaître une certaine ignorance de l'auteur. D'autant que pour poursuivre dans la même veine d'humour nawak, l'auteur ajoute à la fin de chaque chapitre une petite notule explicative sur un terme rencontré, par exemple :
(Des problèmes avec le boss Kiminori ?
)
(No comment...)
Il semble que seulement 2 tomes soient parus chez l'éditeur 12bis.
Pour finir, j'ai pensé que ce manga se trouverais bien ici dès ma première lecture (j'en suis un peu moins sûr aujourd'hui). je pense qu'on peut en apprécier la nanardise sans rien connaître au Metal. Ca se lit d'ailleurs très bien et c'est rarement ennuyeux.
Mais d'abord, voici venir la petite minute culturelle
:On sait que les Japonais sont assez doués lorsqu'il s'agit de copier (et parfois surpasser) leurs voisins. Seulement le décalage culturel fait que, particulièrement au niveau artistique, le résultat est parfois catastrophique. Ce fut le cas notament au niveau musical avec l'apparition du Visual Kei, genre musical "underground" très influencé par le métal. Le Visual Kei n'est en fait rien de moins que l'accumulation de tous les clichés qui peuvent circuler sur l'univers Rock/Metal. Donc, on l'aura compris, c'est un genre purement commercial qui se sert d'une certaine surchage visuelle pour masquer le vide artistique qui le caractérise (voir des groupes tels que Malice Mizer, Moi dix Mois, Dir en Grey, etc...).
C'est donc un genre musical très populaire au Japon ainsi... qu'en Europe (hé oui
Je ne m'étonne donc plus d'avoir découvert, après quelques recherches, que ce manga avait pu rencontrer un certain succès.
DMC (je vais éviter les jeux de mots...) est une parodie de l'univers du Visual Kei, qui n'est lui-même qu'une accumulation de clichés. On pouvait donc parier de façon sûre sur le potentiel nanar de cette oeuvre...
Bon, déjà regardons la couverture :

(Rien que ça, ça m'a donné envie de lire la suite). Mais qui est donc ce gugusse costumé et peinturluré dans son costume en mousse ?
C'est tout simplement notre héros :

Soîchi Negishi, 23 ans, toujours puceau (mais est-il besoin de le préciser ? ça se voit rien qu'à sa tête).
Oui, c'est bien le même qu'en couverture. Maintenant abordons le scénario. Soîchi Negishi, 23 ans, toujours puceau, est un jeune homme passionné par la pop suédoise, Amélie Poulain, qui rêve de se ballader dans Paris en sifflotant "aux Champs Elysées" (une tafiolle, quoi) et de se taper sa copine (évidemment).
Seulement ce que tout le monde dans son entourage (à savoir sa mère, son frère, sa copine et son pote de fac) ignore, c'est que, lorsqu'il met son fond de teint blanc et sa perruque blonde (et son costume en carton), Soîchi devient le redoutable Johanes KRAUSER II, un "chanteur" de Death Metal à la tête du groupe "Detroit Metal City" qui depuis son apparition, ne cesse de grimper sur la scène tokyoïte.
Et donc DMC c'est ça :


(A noter le "Porc capitaliste"
Ce qu'on peut d'abord remarquer c'est le style graphique qui est... très particulier pour un manga. Ca peut rebuter au début mais on s'y fait assez vite. Niveau dessin, pas grand chose à redire, les décors sont soignés, pas de problèmes de proportions ni de perspective, même si les costumes sentent un peu le moisi et que les personnages ont tendance à être carré.
Pour en revenir à l'intrigue, on l'aura compris, la quasi-totalité des gags sera basée sur la double personnalité de Soîchi-Krauser. Un pitch très original s'il en est, dont on pouvait espérer beaucoup. Et on n'est pas déçu puisque l'auteur fait en sorte d'accumuler tous les lieux communs possible qui ont pu naître sur cette situation, par exemple :
Soîchi rencontre sa copine (qui est comme par hasard hermétique au Death Metal) dans un magasin de disque qui choisit à ce moment là de diffuser du DMC. Soîchi est obligé de cracher sur son groupe pour garder la face... sous les yeux d'un groupe de fans de DMC, qui vont l'obliger à jouer du Death Metal. Soîchi, emporté par sa prestation finit par un gueuler un "LAISSE-MOI TE BOURRER LA CHATTE, SALE TRUIE !" à sa copine qui va réagir comme on peut s'y attendre (se barrer en courant, hein).
Soîchi, en train de jouer sa pop à l'eau de rose dans un jardin public, tombe sur des fans de DMC qui vont forcément ramasser tout le public. Krauser décide de leur montrer ce que c'est qu'un vrai joueur de Death Metal
:
Soîchi, de retour chez ses parents à la campagne, découvre que son frère, devenu fan de DMC refuse de travailler, ne va plus au lycée et traite mal sa moman, Krauser décide d'user de son influence pour le remettre dans le droit chemin :


(M'sieur Vikernes, vous pouvez m'aider à réviser mes intégrales ??)
Krauser retrouve un de ses anciens potes de fac, désormais membre d'un group de pop japonaise (Tetrapod Melon Tea). Tiraillé entre son amitié et son devoir de metalleux, Il va profiter d'un passage commun par les toilettes pour fraterniser (très brièvement) avec son camarade, voilà ce que ça donne :

Le reste est tout à fait prévisible.
Mais comme toute parodie qui se respecte, DMC, c'est d'abord de l'humour :
On a ainsi droit à :
Du sesque en mousse !!


Caricature oblige, le groupe compose des lyrics hilarantes et recherchées :

Tant que l'auteur reste confiné à la scène Metal japonaise, la caricature tient plutôt bien la route (et même très bien quelque fois). D'ailleurs le résumé de l'éditeur précise bien que ce que l'auteur appelle du Death Metal n'a rien à voir avec le vrai (certainement pour éviter les menaces de mort).
Mais lorsqu'on avance dans le manga... on s'aperçoit que l'auteur pense sincèrement le contraire. C'est ainsi que nos héros se retrouvent à affronter Jack Ill Dark, "l'empereur" du Black Metal (Américain écidemment). Leur première rencontre donne ça :

(Black Metaller fag in denial, à noter que l'auteur semble avoir une certaine obsession pour la sodomie, puisqu'on retrouve cette unique position sesquelle 5 ou 6 fois dans 1er tome)
Et là, on peut difficilement, prendre à nouveau la caricature au sérieux et on est obligé de reconnaître une certaine ignorance de l'auteur. D'autant que pour poursuivre dans la même veine d'humour nawak, l'auteur ajoute à la fin de chaque chapitre une petite notule explicative sur un terme rencontré, par exemple :
(Des problèmes avec le boss Kiminori ?
)(No comment...)
Il semble que seulement 2 tomes soient parus chez l'éditeur 12bis.
Pour finir, j'ai pensé que ce manga se trouverais bien ici dès ma première lecture (j'en suis un peu moins sûr aujourd'hui). je pense qu'on peut en apprécier la nanardise sans rien connaître au Metal. Ca se lit d'ailleurs très bien et c'est rarement ennuyeux.
SudenUni- Celui(celle) qui couche avec les nains

Re: Detroit Metal City - Kiminori Wakasugi

Eros Negro Spirit ?

_________________

Oph a écrit:Tu es quand même un vrai geek des trucs militaires et des armes de destruction massive
Un fou a écrit:2 ogres homosexuels apparaissent dans un rayon de 3d10 pieds et commencent à enculer comme s'il n'y avait pas de lendemain.

The Great Cthulhoo- Prophète de Belzebub

Feuille d'auteur
Type d'auteur: Gozzoïste
Génie créatif:


(0/150)
Re: Detroit Metal City - Kiminori Wakasugi
Tiens, faut dire ça à Truie !
Il a déjà son nom dans le dico d'un truc de Visual Rock.
Sinon, effectivement, c'est très très con. Le Visual aussi, c'est très con. Un conseil les enfants, mettez vos serviettes avant de sortir de table !!

Il a déjà son nom dans le dico d'un truc de Visual Rock.
Sinon, effectivement, c'est très très con. Le Visual aussi, c'est très con. Un conseil les enfants, mettez vos serviettes avant de sortir de table !!
_________________


Mad_Chien- Prophète de Vince Vita

Feuille d'auteur
Type d'auteur: Rien
Génie créatif:


(0/150)
Re: Detroit Metal City - Kiminori Wakasugi
Très très bon manga, dans la déconne complète ! Pas crédible pour un sou, BDtrash spirit à fond, outrancier mais hilarant ! Ha par contre, si on le lit au premier degré, bien sûr ...
C'est un vrai phénomène au Japon, au point qu'un film est sorti. Et rien à voir avec du visual : c'est du death metal des débuts avec un look à la Kiss.

L'Affreux JoJo- Hou ! Hou ! Kakamou !

Feuille d'auteur
Type d'auteur: Photographe chez Nous Deux
Génie créatif:


(11/150)
Re: Detroit Metal City - Kiminori Wakasugi
En même temps, le death metal des débuts n'a jamais eu un look à la Kiss...

Zeugma- Protecteur de Shatane

Feuille d'auteur
Type d'auteur: Gozzoïste
Génie créatif:


(0/0)
Re: Detroit Metal City - Kiminori Wakasugi
Musicalement, j'entends. De toute façon, c'est du grand guignol ! 


L'Affreux JoJo- Hou ! Hou ! Kakamou !

Feuille d'auteur
Type d'auteur: Photographe chez Nous Deux
Génie créatif:


(11/150)
Re: Detroit Metal City - Kiminori Wakasugi
L'Affreux JoJo a écrit:![]()
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Très très bon manga, dans la déconne complète ! Pas crédible pour un sou, BDtrash spirit à fond, outrancier mais hilarant ! Ha par contre, si on le lit au premier degré, bien sûr ...
C'est un vrai phénomène au Japon, au point qu'un film est sorti. Et rien à voir avec du visual : c'est du death metal des débuts avec un look à la Kiss.
Je pense qu'on peut parler ici de Visual dans la mesure où le Visual englobe la scène metal japonaise en général.
Et puis, les effets visuels, les paroles vides de sens ça contribue à l'y associer
Si l'auteur avait visé uniquement le Death Metal je crois pas que ça aurait eu un tel succés au Japon. Mias bon, après c'est juste du détail

SudenUni- Celui(celle) qui couche avec les nains

Re: Detroit Metal City - Kiminori Wakasugi
C'est moi ou le dessin est... laid ?



Ari G.- Robot Micro-Onde

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