Les bons Scénars en mousse...
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Re: Les bons Scénars en mousse...
slater74 a écrit:Concernant Fatalis, il paraît qu'à une époque, la brouille entre Byrne (scénariste des FF) et Claremont (scénariste des X-Men) était telle qu'à chaque fois que l'un d'eux utilisait Fatalis dans une histoire, l'autre expliquait que ce n'était pas le vrai mais un robot! (A vérifier, parce que je l'ai seulement entendu dire)
Je confirme, c'est arrivé au moins une fois. Chris Claremont avait utilisé Fatalis dans une histoire des X-Men et quelques temps plus tard, John Byrne, qui devait estimer avoir l'exclusivité du personnage, a saboté rétroactivement son histoire en apprenant au lecteur que c'était un double robot de Fatalis, qui le remplaçait pendant ses vacances ou un truc comme ça. Fatalis détruit même son robot en lui reprochant d'avoir mal fait le boulot.
Le coup de "toutes les histoires avec Fatalis depuis les années 60 mettaient en scène des robots", c'est une grosse idée en carton de Walter Simonson dans la courte période où il a fait les scénarios des 4 Fantastiques et à ma connaissance, personne ne l'a creusée ni reprise. On a dû l'oublier pieusement (pourtant, d'habitude, Simonson avait de bonnes idées).
Pour en revenir à la brouille entre Byrne et Claremont, il faut quand même savoir qu'elle a donné lieu à l'arc du Phénix/Jean Grey, qui représente, si on examine la continuité sur une vingtaine d'années, l'un des plus gros bordels de tous les temps.
Prenons ça dans l'ordre chronologique :
- Dans la série originale des X-Men, l'histoire entre Cyclope (Scott Summers) et Marvel Girl (Strange Girl dans la traduction des éditions Lug, alias Jean Grey) était devenu progressivement l'un des fils conducteurs
- Quand la série a été relancée dans les années 70, Chris Claremont, au scénario, a transformé Jean Grey en Phénix, quand elle acquiert des méga-super-pouvoirs en étant atteinte par des radiations venues de l'espace

- suit la meilleure période de l'histoire des X-Men, avec Claremont au scénario et John Byrne au dessin (mais il touchait aussi au scénar). Phénix/Jean Grey, devenue folle après avoir été hypnotisée par l'infâme Mastermind (le Cerveau en VF), perd le contrôle de ses pouvoirs, devient le Phénix Noir, et détruit un système solaire entier avant de mourir à la fin de l'histoire. Claremont voulait la faire survivre, mais Jim Shooter, le patron de Marvel à l'époque, a estimé que c'était immoral de faire survivre un personnage ayant provoqué un génocide. La mort de Jean, et sa non-réapparition, ont constitué l'un des pivots de la série.

Jusqu'ici très bien, mais le bordel commence ensuite.
- Shooter interdisant la résurrection de Jean Grey, Claremont compense sa frustration en faisant intervenir Madelyne Pryor, un sosie de Jean, qui tombe évidemment amoureuse de Cyclope, et réciproquement. Madelyne est hypnotisée par Mastermind (le retour !) qui tente de la faire passer pour Phénix réincarnée, mais elle est finalement sauvée. Cyclope épouse Madelyne et lui fait un enfant.
- Claremont fait ensuite réapparaître le personnage de Phénix par un biais détourné : Rachel Summers, fille de Jean et Scott, venue d'un futur alternatif où Jean n'est pas morte, arrive dans le présent pour essayer d'empêcher que ne se réalise le futur d'où elle vient et où les mutants ont été exterminés par les sentinelles (des robots géants). Au départ simple télépathe, elle finit par développer elle-même le pouvoir de Phénix, reprenant le nom.

- John Byrne, qui s'est entretemps fâché avec Chris Claremont et fait de son côté le scénario et les dessins des 4 Fantastiques, fout d'un seul coup un bordel monstre en faisant ressusciter Jean Grey (dans un épisode des 4F). Le fait que Jim Shooter ne soit plus patron de Marvel a du jouer pour que l'"interdiction" soit levée. On découvre en fait qu'elle était restée en hibernation dans la mer après que sa navette spatiale ait été frappée par les rayons de l'espace. Le Phénix était en fait une force extraterrestre, qui a pris l'apparence de Jean et s'est pris pour elle. Donc Jean n'a jamais été le Phénix, ce qui détruit toute l'histoire ! Claremont, de son côté, ignore superbement la résurrection de Jean et n'en fait aucune mention dans les X-Men, où le personnage de Cyclope n'apparaît de toutes manières plus pour le moment. En apprenant le retour de son ex-fiancée, Cyclope semble avoir abandonné comme une malpropre Madelyne, qui reste avec les X-Men et ne rencontre pas Jean.

- Une nouvelle série est créée, "Facteur X" (X-Factor, Louise Simonson au scénario et Walter Simonson au dessin) mettant en scène une nouvelle équipe composée des premiers X-Men, et comprenant donc Jean/Marvel Girl ressuscitée. Cette équipe et les X-Men ne se croisent pas, et semblent vivre dans un univers parallèle.

- On découvre que Madelyne Pryor est en fait un clone de Jean Grey, créée par Mister Sinister, et dans lequel un peu de l'énergie du Phénix s'est mystérieusement insufflée. Madelyne, qui traîne toujours avec les X-Men, est possédée par le Démon N'Astirh, qui attaque la Terre, et devient super méchante à son tour. Tout ça se termine par une grosse baston au finish, entre d'un côté les équipes des X-Men et de Facteur-X (qui se rencontrent pour la première fois) et de l'autre d'abord les démons, puis Mister Sinister. Madelyne meurt et Cyclope reste avec Jean et l'enfant qu'il a fait avec le clone. Claremont a enfin accepté de résoudre la situation, avec quand même l'aide de Louise Simonson au scénario puisque c'était un gros cross-over géant. Je soupçonne John Byrne, qui de son côté ne s'en occupe plus du tout, de bien rigoler en voyant les efforts de Claremont pour clarifier le bordel.

- De son côté, Rachel Summers / le nouveau Phénix a disparu dans une dimension parallèle (on ne savait plus où caser ce personnage) et revient nettement plus tard comme membre de l'équipe Excalibur, qui vit des aventures complètement parallèles (pourtant scénarisées par Claremont au début). Ses liens avec Cyclope/Scott et Jean ne sont pas creusés, et on ne prend pas en compte le fait que dans le futur dont elle vient elle est la fille de Jean qui en fait n'était pas Jean, mais le Phénix. Chris Claremont ne s'est toujours pas remis de ce détail, inventé par John Byrne, et semble refuser de le traiter explicitement.

- Nathan (l'enfant que Cyclope a fait avec le clone - mouhahahaha, je ne me lasse pas d'écrire ça !) est infecté par une sorte de virus mutant par le méchant Apocalypse et doit, pour recevoir des soins, être emmené dans un futur alternatif. Il revient plus tard dans le présent, devenu adulte, et transformé en un mercenaire cyborg du nom de Cable.
Vous avez suivi ? Si ça vous a plu, je vais vous résumer plus tard l'histoire du Hobgoblin (Super-Bouffon) histoire de vous montrer ce qu'on peut faire avec un simple adversaire secondaire de Spider-Man, pour peu qu'une armée de scénaristes se mette à délirer chacun son tour sur une dizaine d'années.
Voilà, tout ça ne concerne que l'époque où j'ai lu des comics. Depuis, il paraît que Jean est de nouveau morte, en attendant de ressusciter de nouveau sous la forme de son clone mutant cyborg venu du futur alternatif (rien ne m'étonnerait plus).


Dernière édition par Nick Eetah le Ven 8 Aoû - 20:28, édité 5 fois

Nick Eetah- Prophète de Vince Vita

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Re: Les bons Scénars en mousse...
J'avais à un moment effleuré l'idée de me lancer dans les Comics, mais après m'être rapidement renseigné je m'étais dit que ça avais l'air d'être devenu un peu compliqué pour être attrapé en route, ce qui a été confirmé à la lecture de ce topic.
Mais à ce point...

Mais à ce point...


Le Grand Cthulhu- Prophète de Belzebub

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Re: Les bons Scénars en mousse...
Je plussoie avec Cthulhu. Il y a une bonne trentaine d'années de ça, je lisais des épisodes d'Iron Man, Daredevil, Spiderman and Co et ça me plaisait bien, à l'époque. Mais quand je lis ce qui précède... C'est un peu triste, tout ça 



Herr Etick- Alien Fourbe et Cruel

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Re: Les bons Scénars en mousse...
Que voulez-vous la plupart des scénaristes actuels ont oublié cette règle d'or: chaque comics est le premier d'un lecteur.
Et après, il s'étonnent de ne pas arriver à renouveller leur lectorat...
Et après, il s'étonnent de ne pas arriver à renouveller leur lectorat...
Re: Les bons Scénars en mousse...
J'adore quand les comics prennent ces proportions! On dirait un soap opéra, fait par des scénaristes sous acides.



Mad_Chien- Prophète de Vince Vita

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Re: Les bons Scénars en mousse...
Conclusion: Larry ne pensait qu'a sa cote de connes de filles, mais quel ordure et enfoiré de premiére!
Re: Les bons Scénars en mousse...
ouiiiii moi je VEUX le Hobgoblin qui
- Spoiler:
Même si je souis riche
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Ils ont le goût
Tacos mes baisers !
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Re: Les bons Scénars en mousse...
Rénifère Lopèze a écrit:ouiiiii moi je VEUX le Hobgoblin qui
- Spoiler:
Je crois que tu confonds avec le Bouffon Vert...

La mémoire peut contrefaire l'esprit, mais non le suppléer :
Mille souvenirs ne donnent pas une pensée.



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Riffwraith- Mariachi Mort

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Re: Les bons Scénars en mousse...
Le Grand Cthulhu a écrit:J'avais à un moment effleuré l'idée de me lancer dans les Comics, mais après m'être rapidement renseigné je m'étais dit que ça avais l'air d'être devenu un peu compliqué pour être attrapé en route, ce qui a été confirmé à la lecture de ce topic.
Procure-toi les premiers volumes en Marvel Deluxe de la ligne Ultimate : les auteurs repartent de zéro et c'est un univers complètement à part, justement créé pour les néophytes. Et c'est vachement bien en plus, notamment les Ultimates (la version modernisée des Vengeurs).



L'Affreux JoJo- Snokor déchaîné

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Re: Les bons Scénars en mousse...
Riffwraith a écrit:Rénifère Lopèze a écrit:ouiiiii moi je VEUX le Hobgoblin qui
- Spoiler:
Je crois que tu confonds avec le Bouffon Vert...
Ah ouais bien vu, sur le coup j'ai confondu... Cque vous appelez le HobGoblin c'est le type en orange là ? 'fin l'autre abruti avec un planeur quoi.
Désolé.
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Re: Les bons Scénars en mousse...
Hobgoblin (en VF : Super-Bouffon. Mouhahahahaha ! Non mais franchement, qu'est-ce qu'ils fumaient, les traducteurs de chez Lug. Mouhahaha ! Excusez-moi) c'est lui :

En gros, c'est un méchant qui a récupéré l'arsenal du Bouffon Vert (Green Goblin) pour en faire sa propre version. L'un des principaux méchants de Spider-Man dans les années 80. Je vais vous raconter la chronologie du personnage ces jours-ci, parce que ça vaut son pesant de cacahuètes.

En gros, c'est un méchant qui a récupéré l'arsenal du Bouffon Vert (Green Goblin) pour en faire sa propre version. L'un des principaux méchants de Spider-Man dans les années 80. Je vais vous raconter la chronologie du personnage ces jours-ci, parce que ça vaut son pesant de cacahuètes.



Nick Eetah- Prophète de Vince Vita

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Re: Les bons Scénars en mousse...
Surtout qu'il y a eu plusieurs Super-Bouffons (sinon ce serait trop simple).
Pifou a écrit:Non, je ne suis pas chez Trash parce que les mecs là-bas n'y connaissent rien et s'amusent à faire des phrases alambiquées pour ne rien dire...

Pat Magnum- Longue Vie à la queue de Pat Magnum!

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Re: Les bons Scénars en mousse...
L'Affreux JoJo a écrit:Le Grand Cthulhu a écrit:J'avais à un moment effleuré l'idée de me lancer dans les Comics, mais après m'être rapidement renseigné je m'étais dit que ça avais l'air d'être devenu un peu compliqué pour être attrapé en route, ce qui a été confirmé à la lecture de ce topic.
Procure-toi les premiers volumes en Marvel Deluxe de la ligne Ultimate : les auteurs repartent de zéro et c'est un univers complètement à part, justement créé pour les néophytes. Et c'est vachement bien en plus, notamment les Ultimates (la version modernisée des Vengeurs).
OK. Merci du conseil (encore un truc dans la longue liste des romans et BD que j'envisage de me procurer...

Le Grand Cthulhu- Prophète de Belzebub

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Re: Les bons Scénars en mousse...
Nick Eetah a écrit:Hobgoblin (en VF : Super-Bouffon. Mouhahahahaha ! Non mais franchement, qu'est-ce qu'ils fumaient, les traducteurs de chez Lug. Mouhahaha ! Excusez-moi) c'est lui :
En gros, c'est un méchant qui a récupéré l'arsenal du Bouffon Vert (Green Goblin) pour en faire sa propre version. L'un des principaux méchants de Spider-Man dans les années 80. Je vais vous raconter la chronologie du personnage ces jours-ci, parce que ça vaut son pesant de cacahuètes.
Non, ça va, merci ou alors pas tout de suite, parce que je n'ai toujours pas compris le bordel Jean Grey et ses avatars...
Putain, pire que la Bagavad Gita, ce foutoir ! Tu ne pourrais pas nous faire un schéma explicatif, histoire que l'on rigole un brin ?...
Re: Les bons Scénars en mousse...
Je vais quand même vous achever.
Alors, voici donc l'histoire du Hobgoblin/Super-Bouffon.
Déjà, à la base, il y a dans Spider-man l'histoire du Bouffon Vert, qui est un giga-bordel en soi, et que nous pourrons aborder ensuite. Mais dans les années 1980, le personnage était censé être définitivement mort. D'où l'idée de Roger Stern, scénariste de Spider-man à l'époque, d'introduire une variante de ce personnage très efficace.
Voici donc le Super-Bouffon, un mystérieux criminel qui a découvert l'arsenal du Bouffon vert. Son identité n'est pas révélée, Stern choisissant d'en faire un fil conducteur de la série :

Le personnage devient rapidement l'un des pires ennemis de Spider-man, et apparaît de manière très récurrente dans la série à partir de 1983 (grosso-modo). Extrêmement méchant, il a également acquis une super-force grâce à l'expérimentation des formules du Bouffon vert (ce qui est un "retcon" - une invention rétroactive pour les non-geeks - car le Bouffon vert n'avait pas à la base de super-force).


La succession des scénaristes aux commandes de la BD va cependant causer un drame. Tom DeFalco, le successeur de Roger Stern, qui a utilisé pendant un certain temps le personnage du Hobgoblin (je vais arrêter de dire Super-Bouffon parce que ça ne fait pas sérieux), décide en 1987 de frapper un grand coup en révélant enfin son identité secrète, et en le tuant. On découvre que le Hobgoblin n'était autre que Ned Leeds, reporter du journal où Peter Parker/Spider-man travaille comme photographe, et personnage récurrent de la série depuis assez longtemps. Mais, grosse faute de goût, le personnage est tué hors-champ, c'est-à-dire que sa mort nous est révélée après-coup en flash-back. De plus, il n'est pas tué dans un combat contre Spider-man mais par de banals mercenaires (alors qu'il est censé avoir des super-pouvoirs). C'est très décevant de voir un méchant aussi important et énigmatique se faire dégommer comme une merde, sans même que le héros ait quoi que ce soit à y voir.

Ici entre en scène un autre personnage, dont je ne vous avais pas parlé : Jack O'Lantern (de son vrai nom Jason Macendale), un autre méchant semi-récurrent dans les aventures de Spider-man. C'est ce perso assez secondaire, dont l'armement est d'ailleurs également un peu copié sur celui du Bouffon vert, qui a fait tuer le Hobgoblin, son rival, pour lui piquer son équipement.

Macendale abandonne donc son masque de citrouille et devient le nouveau Hobgoblin/Super-bouffon. Particulièrement méchant, encore plus que le précédent, le nouveau Hobgoblin affronte plusieurs fois Spider-man, mais l'absence de mystère sur son identité ôte de l'intérêt au personnage.
A la faveur de l'invasion de New York par les démons (le méga cross-over "Inferno", qui concerne tous les titres Marvel ou presque) Hobgoblin vend son âme au démon N'Astirh (si vous avez bien suivi, on parlait aussi de ce gars-là dans le post sur Jean Grey) pour acquérir des méga-super-pouvoirs : il est transformé en créature mi-homme mi-démon, avec des pouvoirs d'origine infernale.

Manque de pot, après avoir usé pendant un temps de des nouveaux pouvoirs, il commence à perdre la boule, ne supportant plus son apparence monstrueuse. Il devient complètement schyzophrène et entre dans un délire religieux, se prenant pour l'envoyé du seigneur (une idée rigolote pour un gars qui a une tête et des pouvoirs de démon) et agit comme un vulgaire serial-killer.
A force de délirer, le Hobgoblin finit, accrochez-vous bien... par se séparer en deux êtres distincts, l'un humain, et l'autre entièrement démoniaque. En gros, Macendale est redevenu normal, alors que son double démoniaque, et complètement frappé, se balade dans la nature.

Nous voici donc avec un nouveau Bouffon/Goblin dans la nature : le "Demogoblin" (ou "Bouffon Noir" dans la traduction française), doté de pouvoirs infernaux et se prenant pour un ange du ciel (je continue de trouver cette idée rigolote)

Le Demogoblin dure quelques temps, mais les scénaristes décident de mettre un terme à ce personnage, histoire de clarifier l'abondance de Goblins/Bouffons, et c'est Hobgoblin qui finit par réussir à le tuer, parce qu'il lui rappelle les mauvais souvenirs de sa possession démoniaque.
Nous sommes donc revenus à la situation de départ, avec un Hobgoblin/Super-Bouffon (Jason Macendale) dépourvu de super-pouvoirs et néanmoins toujours dangereux.
Mais voici que revient Roger Stern : le créateur du personnage, mécontent de la façon dont il a été traité, décide de reprendre les choses en main, à la faveur de son retour au scénario de Spider-man, et de revenir à l'histoire qu'il avait initialement en tête et qu'il n'avait pu mener à bien à l'époque, étant remplacé par un autre scénariste. Voici donc l'arc intitulé "Hobgoblin lives", qui reprend le personnage à zéro et offre enfin la vraie solution du mystère (en 1997, soit 14 ans après l'apparition du personnage).

Un sombre individu s'introduit dans la prison où est détenu Macendale/Hobgoblin et le tue sans autre forme de procès. On découvre ainsi qu'il s'agit du... Hobgoblin originel, qui a décidé de reprendre du service ! Mais comment se fait-ce ? Hé oui, la révélation est que Ned Leeds était innocent. Désireux de prendre du champ par rapport à sa carrière de criminel, le vrai Hobgoblin l'a hypnotisé avec une machine infernale de manière à le contrôler à distance et lui faire prendre tous les risques à sa place. C'est donc un imposteur malgré lui que Macendale avait fait tuer (ce qui explique par ailleurs que des mercenaires normaux aient pu facilement en venir à bout).

Spider-man affronte donc le véritable Hobgoblin dans un combat au finish, et lui met évidemment sa mère. C'est ici qu'on découvre que Hobgoblin est en fait Roderick Kingsley, un businessman plus ou moins véreux, personnage totalement oublié que Roger Stern avait fait intervenir dans ses premières histoires et qu'il a fait réapparaître pour l'occasion (et pour cause c'est la solution qu'il avait imaginé à la base). Et avec en prime, une révélation en mousse : si l'on relit les vieux épisodes des années 80, Kingsley et le Hobgoblin apparaissaient ensemble dans quelques cases, où il semblait que Kingsley lui fabriquait ses armes (subplot non résolu à l'époque) Hé oui, c'est parce qu'en fait Kingsley a en fait...un frère jumeau (mou ha ha ha !) qu'il utilisait comme sbire.

Je dois dire que de découvrir enfin, à 23 ans, la solution d'une énigme qui se posait à moi quand j'avais 9/10 ans, m'a fait personnellement subir un choc tellurique, quelle que soit par ailleurs la qualité de l'épisode final (à la relecture, c'est du comics moyen sans être déshonorant). Ils sont tellement frustrants avec leurs histoires à rallonge que ça fait du bien quand ça se termine (même si ça ne se termine pas vraiment). D'autant plus satisfaisant que j'avais, à l'époque, trouvé très médiocre la solution écrite par Tom DeFalco.
Ajoutons que le scénario écrit à l'époque par DeFalco semblait fortement suggérer qu'un autre personnage secondaire récurrent, le photographe Lance Bannon, pouvait être soit un sbire du Hobgoblin, soit le Hobgoblin lui-même, mais ce détail a été totalement oublié par tous les scénaristes et d'ailleurs tout le monde s'en tape (d'autant qu'entretemps le personnage de Lance Bannon a été tué dans une autre histoire par un autre scénariste).
J'espère que j'est bien clair et que vous avions tout suivi. Un de ces jours, vous allez avoir l'histoire du Green Goblin/Bouffon vert, histoire de rigoler encore plus (sachant que tout ça se passe en même temps).
Alors, voici donc l'histoire du Hobgoblin/Super-Bouffon.
Déjà, à la base, il y a dans Spider-man l'histoire du Bouffon Vert, qui est un giga-bordel en soi, et que nous pourrons aborder ensuite. Mais dans les années 1980, le personnage était censé être définitivement mort. D'où l'idée de Roger Stern, scénariste de Spider-man à l'époque, d'introduire une variante de ce personnage très efficace.
Voici donc le Super-Bouffon, un mystérieux criminel qui a découvert l'arsenal du Bouffon vert. Son identité n'est pas révélée, Stern choisissant d'en faire un fil conducteur de la série :

Le personnage devient rapidement l'un des pires ennemis de Spider-man, et apparaît de manière très récurrente dans la série à partir de 1983 (grosso-modo). Extrêmement méchant, il a également acquis une super-force grâce à l'expérimentation des formules du Bouffon vert (ce qui est un "retcon" - une invention rétroactive pour les non-geeks - car le Bouffon vert n'avait pas à la base de super-force).


La succession des scénaristes aux commandes de la BD va cependant causer un drame. Tom DeFalco, le successeur de Roger Stern, qui a utilisé pendant un certain temps le personnage du Hobgoblin (je vais arrêter de dire Super-Bouffon parce que ça ne fait pas sérieux), décide en 1987 de frapper un grand coup en révélant enfin son identité secrète, et en le tuant. On découvre que le Hobgoblin n'était autre que Ned Leeds, reporter du journal où Peter Parker/Spider-man travaille comme photographe, et personnage récurrent de la série depuis assez longtemps. Mais, grosse faute de goût, le personnage est tué hors-champ, c'est-à-dire que sa mort nous est révélée après-coup en flash-back. De plus, il n'est pas tué dans un combat contre Spider-man mais par de banals mercenaires (alors qu'il est censé avoir des super-pouvoirs). C'est très décevant de voir un méchant aussi important et énigmatique se faire dégommer comme une merde, sans même que le héros ait quoi que ce soit à y voir.

Ici entre en scène un autre personnage, dont je ne vous avais pas parlé : Jack O'Lantern (de son vrai nom Jason Macendale), un autre méchant semi-récurrent dans les aventures de Spider-man. C'est ce perso assez secondaire, dont l'armement est d'ailleurs également un peu copié sur celui du Bouffon vert, qui a fait tuer le Hobgoblin, son rival, pour lui piquer son équipement.

Macendale abandonne donc son masque de citrouille et devient le nouveau Hobgoblin/Super-bouffon. Particulièrement méchant, encore plus que le précédent, le nouveau Hobgoblin affronte plusieurs fois Spider-man, mais l'absence de mystère sur son identité ôte de l'intérêt au personnage.
A la faveur de l'invasion de New York par les démons (le méga cross-over "Inferno", qui concerne tous les titres Marvel ou presque) Hobgoblin vend son âme au démon N'Astirh (si vous avez bien suivi, on parlait aussi de ce gars-là dans le post sur Jean Grey) pour acquérir des méga-super-pouvoirs : il est transformé en créature mi-homme mi-démon, avec des pouvoirs d'origine infernale.

Manque de pot, après avoir usé pendant un temps de des nouveaux pouvoirs, il commence à perdre la boule, ne supportant plus son apparence monstrueuse. Il devient complètement schyzophrène et entre dans un délire religieux, se prenant pour l'envoyé du seigneur (une idée rigolote pour un gars qui a une tête et des pouvoirs de démon) et agit comme un vulgaire serial-killer.
A force de délirer, le Hobgoblin finit, accrochez-vous bien... par se séparer en deux êtres distincts, l'un humain, et l'autre entièrement démoniaque. En gros, Macendale est redevenu normal, alors que son double démoniaque, et complètement frappé, se balade dans la nature.

Nous voici donc avec un nouveau Bouffon/Goblin dans la nature : le "Demogoblin" (ou "Bouffon Noir" dans la traduction française), doté de pouvoirs infernaux et se prenant pour un ange du ciel (je continue de trouver cette idée rigolote)

Le Demogoblin dure quelques temps, mais les scénaristes décident de mettre un terme à ce personnage, histoire de clarifier l'abondance de Goblins/Bouffons, et c'est Hobgoblin qui finit par réussir à le tuer, parce qu'il lui rappelle les mauvais souvenirs de sa possession démoniaque.
Nous sommes donc revenus à la situation de départ, avec un Hobgoblin/Super-Bouffon (Jason Macendale) dépourvu de super-pouvoirs et néanmoins toujours dangereux.
Mais voici que revient Roger Stern : le créateur du personnage, mécontent de la façon dont il a été traité, décide de reprendre les choses en main, à la faveur de son retour au scénario de Spider-man, et de revenir à l'histoire qu'il avait initialement en tête et qu'il n'avait pu mener à bien à l'époque, étant remplacé par un autre scénariste. Voici donc l'arc intitulé "Hobgoblin lives", qui reprend le personnage à zéro et offre enfin la vraie solution du mystère (en 1997, soit 14 ans après l'apparition du personnage).

Un sombre individu s'introduit dans la prison où est détenu Macendale/Hobgoblin et le tue sans autre forme de procès. On découvre ainsi qu'il s'agit du... Hobgoblin originel, qui a décidé de reprendre du service ! Mais comment se fait-ce ? Hé oui, la révélation est que Ned Leeds était innocent. Désireux de prendre du champ par rapport à sa carrière de criminel, le vrai Hobgoblin l'a hypnotisé avec une machine infernale de manière à le contrôler à distance et lui faire prendre tous les risques à sa place. C'est donc un imposteur malgré lui que Macendale avait fait tuer (ce qui explique par ailleurs que des mercenaires normaux aient pu facilement en venir à bout).

Spider-man affronte donc le véritable Hobgoblin dans un combat au finish, et lui met évidemment sa mère. C'est ici qu'on découvre que Hobgoblin est en fait Roderick Kingsley, un businessman plus ou moins véreux, personnage totalement oublié que Roger Stern avait fait intervenir dans ses premières histoires et qu'il a fait réapparaître pour l'occasion (et pour cause c'est la solution qu'il avait imaginé à la base). Et avec en prime, une révélation en mousse : si l'on relit les vieux épisodes des années 80, Kingsley et le Hobgoblin apparaissaient ensemble dans quelques cases, où il semblait que Kingsley lui fabriquait ses armes (subplot non résolu à l'époque) Hé oui, c'est parce qu'en fait Kingsley a en fait...un frère jumeau (mou ha ha ha !) qu'il utilisait comme sbire.

Je dois dire que de découvrir enfin, à 23 ans, la solution d'une énigme qui se posait à moi quand j'avais 9/10 ans, m'a fait personnellement subir un choc tellurique, quelle que soit par ailleurs la qualité de l'épisode final (à la relecture, c'est du comics moyen sans être déshonorant). Ils sont tellement frustrants avec leurs histoires à rallonge que ça fait du bien quand ça se termine (même si ça ne se termine pas vraiment). D'autant plus satisfaisant que j'avais, à l'époque, trouvé très médiocre la solution écrite par Tom DeFalco.
Ajoutons que le scénario écrit à l'époque par DeFalco semblait fortement suggérer qu'un autre personnage secondaire récurrent, le photographe Lance Bannon, pouvait être soit un sbire du Hobgoblin, soit le Hobgoblin lui-même, mais ce détail a été totalement oublié par tous les scénaristes et d'ailleurs tout le monde s'en tape (d'autant qu'entretemps le personnage de Lance Bannon a été tué dans une autre histoire par un autre scénariste).
J'espère que j'est bien clair et que vous avions tout suivi. Un de ces jours, vous allez avoir l'histoire du Green Goblin/Bouffon vert, histoire de rigoler encore plus (sachant que tout ça se passe en même temps).


Dernière édition par Nick Eetah le Sam 9 Aoû - 16:33, édité 1 fois

Nick Eetah- Prophète de Vince Vita

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